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Mme Oho Annera HIEN, Un Relai Communautaire qui force le respect dans le sud-ouest
lundi 4 mai 2020

Oho Annera HIEN est une jeune femme Lobi de 25 ans, mariée et mère d’un enfant, du village de Tonkar-Lamine. Ce village est situé à 12 Kms de la Commune de Gbomblora, dans la province du Poni, région du sud-ouest du Burkina Faso. La famille de la jeune femme est sédentaire et a pour activité phare l’agriculture (culture de céréales) et l’élevage de porcs, moutons et chèvres). Oho vend aussi du dolo pour soutenir la famille de temps en temps. Depuis 2016, elle a été recrutée comme Agent de Santé à Base Communautaire (ASBC) dans son village dans le cadre d’un programme gouvernemental de promotion de la santé communautaire. Avec un homme du village, ils forment un binôme d’ASBC qui a la charge de couvrir tout le village dans la promotion de la santé à travers des activités de distribution communautaire, de mobilisation sociale et d’éducation sanitaire.


En 2019, la Croix-Rouge, dans le cadre du projet d’Amélioration de la prévention de la malnutrition chronique, en collaboration avec les centres de santé, décide d’enrôler la jeune femme comme Relai Communautaire (RC) pour la mise en œuvre de la stratégie de l’ANJE dans son village. Son statut d’ASBC a été un atout pour elle : « J’étais déjà ASBC. Un jour au Centre de Santé et de Promotion Sociale (CSPS), on m’a informé que la Croix-Rouge avait besoin de personnes pour mener ses activités de sensibilisation et voulait travailler avec les ASBC femmes. J’en ai parlé à mon mari qui n’a pas trouvé d’inconvénients. C’est comme ça je suis devenue RC », raconte-t-elle.

Afin de la rendre davantage opérationnelle dans ses nouvelles fonctions, Oho Annera HIEN participe à plusieurs sessions de renforcement des capacités, à l’instar des centaines d’autres enrôlées dans les autres villages de la zone du projet. D’abord, une formation de base sur la thématique centrale du projet dont elle garde encore des souvenirs vivaces : « Depuis que je suis devenue RC, j’ai bénéficié pendant trois (3) jours d’une formation au CSPS ». Le projet a ensuite doté tous les relais communautaires en matériel et outils divers pour faciliter leurs interventions : du matériel de démonstration culinaire, une boite à image, des registres, un sac, et un dossard. Le reste du renforcement des capacités se fera sur le terrain, avec l’encadrement d’animateurs, mis à la disposition du projet par des Organisations à Base Communautaire (OBC), le personnel des CSPS également en charge de superviser et de renforcer les acteurs villageois, et l’équipe du projet.

De nombreux défais à relever pour lutter contre la malnutrition

Les relais communautaires comme Oho Annera HIEN ont conscience de la difficulté de la tâche pour transformer les habitudes communautaires. Par exemple, dans le village de Tonkar-lamine, peuplé de 400 habitants, les femmes ne sont pas suffisamment impliquées dans la prise de décision et souhaitent être davantage impliquées et consultées. L’accès géographique des services de santé demeure difficile, le CSPS le plus proche étant à 12 km. Certaines femmes continuent d’accoucher à domicile par manque de moyen de déplacement.
La majeure partie de la population du village est agricultrice et les céréales sont disponibles. Cependant, en période de soudure, de nombreuses familles ont du mal à utiliser convenablement les denrées disponibles pour assurer à leurs enfants une bonne santé. La malnutrition sous toutes ses formes, rencontrée à Tonkar-Lamine et dans toute la région, n’est pas perçue par la population comme un problème de santé. Plusieurs familles cohabitent avec l’insalubrité à cause de la présence des animaux qui n’ont pas d’enclos. En raison de la charge de travail qui pèse sur leurs épaules, la plupart des femmes ont du mal à assurer efficacement cette tâche ménagère.
Dans ce village, il n’y a pas eu d’intervention spécifique en appui à la production agricole ou à la lutte contre la malnutrition, depuis quelques années, en dehors de la mesure de gratuité des soins en faveur des enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes initiée par le gouvernement en 2015.
Pour changer la donne, la mise en place des GASPA (Groupe d’animation et de Suivi des Pratiques d’ANJE) s’est avérée fort utile. Une nouvelle aubaine pour Oho Annera HIEN qui y a trouvé une nouvelle opportunité pour sensibiliser les femmes de son village sur l’importance de l’adoption de bonnes pratiques d’alimentation du nourrisson et du jeune enfante nutrition. Grâce à ce cadre d’échange, elle trouve un nouveau motif d’épanouissement, elle dit ainsi « se sentir utile pour sa communauté ».
De façon pratique, sa tâche en tant que RC est de s’occuper de deux groupes de femmes, l’un de 4 mères d’enfants de 0 à 6 mois et l’autre de 18 mères d’enfants de 6 à 23 mois, et éventuellement d’un autre groupe de femmes enceintes lorsque celles-ci auront été identifiées et constituées. Les animations qu’elle assure mensuellement, consistent généralement en des séances de démonstrations culinaires au profit des femmes pour leur apprendre à faire des recettes, à partir d’intrants locaux. Très à l’aise dans le maniement de la langue locale et ancrée sur les coutumes locales, Oho Annera HIEN s’acquitte de cette tâche avec brio. Ainsi, à chacune de ses sorties, elle se montre à la hauteur de la tâche, grâce la singularité de sa technique d’animation et à sa capacité à renseigner sans erreur les outils de gestion. Elle explique que son niveau d’études (Certificat d’étude primaire) lui est fort utile, même si elle se rend compte aujourd’hui qu’avec plus d’opportunités à l’époque, elle aurait pu rehausser son niveau scolaire pour être davantage efficace.

Oho HIEN organise elle-même son espace de travail, avec l’implication d’autres personnes du village. Elle raconte comment elle s’y est prise : « J’ai un seul espace pour mes animations. C’est un endroit calme et bien ombragé. C’est sur une portion du terrain de l’école primaire du village. Je compte en parler au CVD pour qu’on puisse échanger avec le directeur de l’école pour la bonne entente ». […] « La programmation des sessions se fait généralement de concert avec les femmes, le volontaire de la Croix-Rouge qui nous supervise et moi-même. Habituellement j’ai deux séances d’animation par mois pour chaque groupe », ajoute-t-elle. […] « Pour convoquer les femmes à participer aux différentes séances d’animation, j’ai opté pour la stratégie de porte en porte où je passe dans chaque famille car je connais les familles de mes femmes », explique-t-elle avec sa pointe de bonne humeur a qui a fini par lui forger une identité de femme toujours disponible pour sa communauté.
Il faut dire que la RC n’est pas le seul acteur du village qui intervient dans les activités du projet. Les femmes qui sont membres des GASPA vivent dans un environnement dont les grands-mères, les maris et les leaders (CVD , conseillers, religieux, tradipraticiens, etc) ont un impact considérable sur les habitudes alimentaires des ménages. Le projet a prévu que ces acteurs soient touchés dans le cadre de dialogues communautaires en vue de leur diffuser des messages en faveur de l’adoption des bonnes pratiques en matière nutritionnelle. C’est le travail des Personnes Ressources Volontaires (PRV) dont l’action doit venir en appoint à celle RC. Egalement, pour les mêmes objectifs, des maris dits « modèles » œuvreront auprès de leurs pairs dans le cadre d’une stratégie dite « Ecole des Maris ».

Les relais communautaires ont besoin d’appuis

C’est peu dire que la RC a besoin d’aide pour faire face à tous les défis liés à la prévention de la malnutrition. Le premier soutien de Oho Annera HIEN vient de sa famille en qui elle trouve toute la compréhension nécessaire : « Ma famille me soutient et m’aide dans mon travail. Mon mari me soutient beaucoup dans mes activités. Il est toujours disponible pour moi. Il met même souvent du carburant dans sa moto pour que je puisse faire de porte en porte pour convoquer les femmes. »

En revanche, elle s’impatiente du manque de soutien des autres acteurs : « Pour le moment je n’ai pas bénéficié de soutien venant de mon binôme ASBC. Le Comité Villageois de Développement (CVD) et le Conseiller ne sont pas suffisamment impliqués pour me soutenir dans mes activités. Ces derniers ne sont pas toujours là, car ils sont occupés à d’autres activités hors du village…Les grand-mères ne collaborent pas pour le moment dans la sensibiliser les femmes. J’espère qu’avec la formation des PRV, nous parviendrons à impliquer ces mamans dans les sensibilisations. » Mais cela ne la désespère pas, car elle forge sa conviction à changer les attitudes sur un mental paré à toute épreuve.

Il est prévu dans l’agenda du projet PASANAD-Nutrition de renforcer les capacités des acteurs que sont les PRV et les Maris modèles afin qu’ils aident les relais communautaires comme Oho HIEN de sorte à agir sur les femmes à travers leurs personnes d’influence. Cette démarche devrait contribuer à motiver davantage la jeune femme dans ses activités de sensibilisation au niveau communautaire. La projet envisage aussi lui apporter des motivations en nature pour lui permettre également de faire face à certaines charges. Grâce à ces sources de revenus, elle compte monter une activité génératrice de revenus. La vente de la bière de mi local (dolo) est une alternative qu’elle envisage sérieusement. En attendant, Oho HIEN doit encore faire face à une faible mobilisation des femmes et à leur manque de ponctualité aux sessions. Dans cette région, certaines manifestations socioculturelles comme les funérailles contribuent à ajourner quelques fois des sessions déjà programmées.

En perspectives, notre relai communautaire est optimiste pour l’avenir. Oho Annera HIEN espère beaucoup dans le déploiement prochain des PRV et des Maris modèles. En attendant, elle jouit déjà de la reconnaissance des bénéficiaires et cela est un motif de satisfaction. Une des femmes membres des GASPA raconte : « Elle est ouverte, elle nous donne des conseils et elle nous montre comment préparer de la bonne bouillie pour nos enfants. J’apprécie ce qu’elle fait pour nous dans le village. »
Un autre motif de satisfaction est l’acceptation de son œuvre, toute singulière, par le mari. Celui-ci apprécie également le travail de sa femme : « J’apprécie très positivement le travail de ma femme. C’est aussi une fierté pour moi, que ma femme fasse ce travail. Elle communique beaucoup avec moi pour tout ce qu’elle veut faire ; donc il n’y a pas de problème à la maison. ».

L’ASBC, déjà identifié pour travailler comme PRV, n’est pas moins enthousiaste par rapport à l’action de Oho : « C’est une femme qui n’a pas de problème avec les autres femmes. Pour le moment son travail se passe bien », explique-t-il.
La reconnaissance de ses proches, l’adhésion des femmes, la confiance de l’équipe du projet sont autant de facteurs qui réjouissent Oho Annera HIEN. Elle espère transmettre cette passion à d’autres personnes pour constituer une masse critique au niveau communautaire qui épouse l’idée selon laquelle, il est possible de lutter efficacement contre la malnutrition dans cette partie du pays.

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lundi 10 août 2020
Nouvelles
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01 aout 2020 – Recrutement mixte 01 CHARGE DE PROGRAMME NUTRITION

Contrat : CDD 07 mois (renouvelables)

Affectation : Ouaga (avec déplacements fréquents)

Profil  : Master BAC + 5 sécurité alimentaire et nutritionnelle, + 5 ans d’expérience gestion programme santé nutrition, sécurité alimentaire

Dossier à envoyer sous plis fermé au plus tard vendredi 14 aout 2020 à 16h au siège de la Croix-Rouge à Ouaga ou en ligne : recrutement.croixrougebf@gmail.com

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